par François Andrieux
Un tournoi, c’est d’abord la grosse voix de Philippe D. Il tonne, aboie les noms et égrène les numéros de courts. Assis les yeux rivés sur son logiciel, debout, le regard panoramique, il est au piano comme un chef dans ses cuisines. Il ordonne le menu.
Le premier tour démarre et la grande « distribution » commence : une moitié scrute l’horizon de son tableau, l’autre moitié espère la perf à un coup, guère plus, puis s’en retourne résignée, reléguée au plateau logique des sans grades. Une autre fois, avec un autre tirage, on sera plus en forme, on s’entraînera, ritournelle des bonnes résolutions...
Les arrivées remplissent peu à peu le club, on fait le tour des présents, on s’interroge sur les absents, les sacs s’amoncellent, des paquets de spectateurs se forment laissant augurer de joutes serrées. Les grappes se déplacent de court en court. La première soirée c’est un peu la routine... on guette juste l’événement qui viendra bouleverser l’ordre établi. Fabrice B. court.
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